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… l’épargne salariale revêt les habits d’un
projet de société, celui de la « réconciliation du travail et du
capital ». Charles de Gaulle a voulu et imposé la participation.
Entre le capitalisme sauvage et débridé et le dirigisme de
l’économie administrée, il s’agissait de promouvoir une voie
originale qui ne bride ni la force du marché, ni ne bafoue la
dignité humaine. … la participation et l'épargne
salariale s’inscrivent bien dans un projet de société ! Elles
constituent un des éléments de la démocratie participative que je
souhaite promouvoir. De l’amendement Vallon
jusqu’à la loi du 19 février 2001, en passant par l’ordonnance du 21
octobre 1986 et la loi du 25 juillet 1994, un long cheminement a été
accompli.
Alain Peyrefitte – interview à l’Express du 26
octobre 1995
Q - Sa politique (celle du Général de Gaulle) ne
collait pas tout à fait avec son électorat. Par exemple, avec ces
«possédants» qu'il
détestait...
R - Il se rendait compte du décalage. Parmi les
gaullistes, majoritairement de droite, il y avait un groupuscule,
celui des gaullistes de gauche. Ceux-ci étaient plus proches de sa
pensée. Alors, à haute voix, il disait: «Il n'y a pas de gaullistes
de gauche ni de droite. La France n'est ni à gauche ni à droite.»
Dans la pratique, il était séduit par les idées des gaullistes de
gauche, mais s'appuyait sur les gaullistes de droite pour les faire
aboutir.
Nicolas Sarkozy devant la Convention Sociale de
l’UMP le 17 mars 2005
Et si une entreprise ne répartit pas équitablement les
profits entre les salariés et les actionnaires, l’Etat est dans son
rôle s’il en parle. Il est dangereux pour la société que les profits
des uns deviennent inacceptables. Pour que les règles du jeu soient
acceptées par tous, il faut que chacun ait le sentiment qu’il y
trouvera son compte. Il faut aussi que ces règles soient
transparentes.
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